Dirigeant PME consultant tableau financier cabinet recouvrement amiable
Publié le 18 février 2026

Trois mois que vous relancez ce client. Mails restés sans réponse, promesses de virement jamais tenues, et cette facture de 8 000 € qui plombe votre trésorerie. Vous hésitez à durcir le ton de peur de perdre la relation. Pendant ce temps, vos propres échéances approchent. C’est exactement à ce moment qu’un cabinet de recouvrement amiable change la donne : il récupère ce qu’on vous doit, sans détruire ce que vous avez construit.

Information importante

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou financier. Les modalités de recouvrement varient selon chaque situation. Consultez un professionnel qualifié pour votre cas spécifique.

L’essentiel sur le recouvrement amiable en 4 points

  • Taux de récupération autour de 98% quand le dossier est confié rapidement
  • Délai moyen de règlement : 30 à 45 jours selon la complexité
  • Relation commerciale préservée grâce à une médiation professionnelle
  • Paiement au succès : vous ne payez que si le cabinet récupère

Ce qui change vraiment quand vous confiez vos impayés à un cabinet

L’année dernière, j’ai accompagné Laurent, gérant d’une PME de négoce industriel dans la région lyonnaise. Il avait 12 000 € de factures en souffrance chez un client historique. Trois mois qu’il tournait en rond, n’osant pas être trop ferme. Il craignait de casser une relation de huit ans.

Laurent, 12 000 € récupérés en 28 jours sans perdre son client

J’ai orienté Laurent vers un cabinet de recouvrement amiable. Résultat : 100% de la créance récupérée en 28 jours. La surprise ? Le débiteur a apprécié cette médiation professionnelle. Il avait lui-même des difficultés passagères et le cabinet a négocié un échéancier adapté. Laurent m’a rappelé six mois plus tard : la relation commerciale s’était même renforcée.

Ce cas illustre ce que je constate régulièrement dans ma pratique : la différence entre relancer soi-même et confier à un professionnel ne tient pas à la fermeté, mais à la méthode. Le cabinet dispose d’outils que vous n’avez pas. Selon l’étude 2025 Coface sur les comportements de paiement, 86% des entreprises françaises sont confrontées aux retards de paiement. Vous n’êtes pas seul dans cette situation.

Le premier contact établi par le cabinet change souvent la dynamique



Dans ma pratique d’accompagnement des dirigeants, je constate que l’erreur la plus coûteuse est d’attendre. Les dossiers confiés après 90 jours d’impayé ont un taux de récupération nettement plus faible. Ce constat est limité à mon périmètre TPE/PME et peut varier selon le secteur et le montant concerné.

15milliards €

de trésorerie manquante pour les PME françaises à cause des retards de paiement (2024)

Ce chiffre provient du rapport 2024 de l’Observatoire des délais de paiement. En l’absence de retards, les PME auraient bénéficié de cette somme colossale. Le retard moyen atteignait 13,6 jours au quatrième trimestre 2024. Chaque jour compte.

Amiable ou judiciaire : comment trancher selon votre situation

Soyons clairs : le recouvrement amiable n’est pas toujours la bonne solution. J’ai vu des dirigeants s’entêter dans l’amiable alors que leur débiteur contestait la facture depuis le premier jour. Perte de temps garantie.

Amiable ou judiciaire : quelle voie pour votre créance ?

  • Créance inférieure à 4 000 € et débiteur de bonne foi :
    Amiable fortement recommandé. Les frais judiciaires dépasseraient le gain potentiel.
  • Créance ancienne de plus de 6 mois avec débiteur contestataire :
    Judiciaire direct. L’amiable ne fera que retarder l’inévitable.
  • Client stratégique avec impayé ponctuel :
    Amiable avec médiation. Objectif : récupérer ET préserver la relation.
  • Débiteur en difficulté financière connue :
    Évaluer d’abord sa solvabilité avant d’engager des frais.

Le processus de recouvrement à l’amiable suit généralement une chronologie prévisible. Voici ce que j’observe sur les dossiers que je suis :


  • Transmission du dossier au cabinet

  • Première relance amiable envoyée au débiteur

  • Négociation échéancier si nécessaire

  • Règlement obtenu (cas standard)

  • Clôture dossier complexe

Le récapitulatif ci-dessous compare les deux approches selon les critères qui comptent vraiment pour un dirigeant de PME. Chaque ligne met en évidence l’écart de coût, de délai et d’impact relationnel.

Recouvrement amiable vs judiciaire : le comparatif complet
Critère Amiable Judiciaire
Délai moyen 30 à 45 jours 6 à 18 mois
Coût Commission au succès (5-25%) Frais fixes + honoraires avocat
Relation commerciale Généralement préservée Souvent rompue
Taux de succès Environ 98% (dossiers récents) Variable selon solvabilité
Votre implication Minimale Préparation dossier, audiences
Évaluer un cabinet demande de poser les bonnes questions dès le premier contact



Les 5 critères qui font la différence entre un bon et un mauvais cabinet

Je ne vais pas vous mentir : il existe des cabinets qui font n’importe quoi. Harcèlement téléphonique, menaces à peine voilées, méthodes qui détruisent votre réputation autant que celle du débiteur. La DGCCRF rappelle que le recouvrement amiable de créances pour compte d’autrui est une activité strictement réglementée. Un cabinet sérieux respecte ce cadre.

Voici les questions que je recommande de poser systématiquement avant de signer. Ces cinq points m’ont permis d’orienter mes clients vers des prestataires fiables depuis plus de dix ans. Des cabinets comme brr-recouvrement.com répondent généralement sans détour à ces interrogations.

5 questions à poser avant de choisir votre cabinet



  • Quelle est votre méthode de relance et sous quel délai contactez-vous le débiteur ?


  • Pratiquez-vous le paiement au succès uniquement ou facturez-vous des frais fixes ?


  • Quel est votre taux de réussite sur les créances de moins de 90 jours ?


  • Comment préservez-vous la relation commerciale entre créancier et débiteur ?


  • Que se passe-t-il si l’amiable échoue : accompagnez-vous vers le judiciaire ?

Mon avis tranché sur ce sujet : privilégiez toujours un cabinet qui pratique le paiement au succès. Si le prestataire vous demande des frais de dossier avant même d’avoir récupéré un centime, c’est un signal d’alerte. Un cabinet confiant dans ses méthodes accepte d’être rémunéré sur résultat.

Attention : La prescription des créances commerciales est de 5 ans (article L110-4 du Code de commerce). Passé ce délai, plus aucun recours possible. C’est pourquoi agir vite n’est pas une option mais une nécessité.

Vos questions sur le recouvrement amiable

Les dirigeants que j’accompagne posent souvent les mêmes questions avant de franchir le pas. Ces objections sont légitimes. Voici des réponses directes.

Combien coûte un cabinet de recouvrement ?

La plupart des cabinets sérieux fonctionnent à la commission au succès, généralement entre 5% et 25% des sommes récupérées. Le pourcentage varie selon le montant et l’ancienneté de la créance. Pour les petites créances, comptez plutôt vers le haut de la fourchette. L’avantage : vous ne payez rien si le cabinet ne récupère rien.

Mon client va-t-il mal le prendre ?

C’est la crainte numéro un. Et pourtant, dans mon expérience, c’est rarement le cas. Un bon cabinet ne menace pas : il médiatise. Le débiteur reçoit un interlocuteur professionnel qui propose des solutions (échéancier, délai). J’ai même vu des relations se renforcer après intervention d’un cabinet, le débiteur appréciant cette approche structurée.

Que se passe-t-il si le débiteur ne paye toujours pas ?

Si l’amiable échoue, les cabinets sérieux peuvent vous accompagner vers le judiciaire : injonction de payer, mise en demeure formelle, voire transmission à un huissier. L’avantage d’avoir d’abord tenté l’amiable : vous disposez d’un dossier constitué qui facilite la suite.

À partir de quel montant faire appel à un cabinet ?

Il n’y a pas de seuil officiel. En pratique, à partir de 500 €, cela commence à valoir le coup. Pour les créances inférieures, le temps passé à relancer vous-même coûte souvent plus cher que la créance elle-même. Pour approfondir les différentes solutions adaptées à votre situation, consultez notre guide complet sur les services de recouvrement pour votre entreprise.

Quelle différence entre un cabinet de recouvrement et un huissier ?

L’huissier (commissaire de justice depuis 2022) intervient principalement pour l’exécution forcée après décision de justice. Le cabinet de recouvrement amiable agit en amont, sans passer par le tribunal. Coût et délais bien moindres. Si l’amiable échoue, l’huissier prend le relais.

Et maintenant ?

Si vous lisez cet article, c’est probablement qu’une ou plusieurs factures vous empêchent de dormir. La bonne nouvelle : plus vous agissez tôt, plus vos chances de récupération sont élevées.

Votre plan d’action cette semaine



  • Listez vos créances de plus de 45 jours avec montants et dates


  • Identifiez les dossiers où la relation client mérite d’être préservée


  • Contactez un cabinet pour un premier diagnostic (généralement gratuit)

Plutôt que de repousser encore, posez-vous cette question : combien de journées de travail cette créance représente-t-elle ? Et combien de ces journées avez-vous déjà perdues à relancer sans résultat ?

Précisions sur le recouvrement amiable : Les taux de réussite mentionnés varient selon le profil des débiteurs et l’ancienneté des créances. Les délais de récupération dépendent de la complexité de chaque dossier. Chaque situation nécessite une analyse spécifique avant engagement. Pour les créances complexes ou contestées, consultez un avocat spécialisé en droit des affaires.

Rédigé par Vincent Moreau, consultant en gestion d'entreprise exerçant en cabinet indépendant depuis 2012. Basé en région Auvergne-Rhône-Alpes, il a accompagné plus de 200 dirigeants de TPE-PME sur leurs problématiques de trésorerie et recouvrement de créances. Son approche privilégie les solutions pragmatiques préservant les relations commerciales. Il intervient régulièrement en formation auprès des réseaux consulaires sur la prévention des impayés.